Côté design, le Barracuda affiche d’entrée une certaine personnalité. Tendue, avec une étrave perchée très haut à la manière d’un fishing, la ligne du Beneteau ondule joliment vers l’arrière tout en conservant un franc-bord conséquent. La timonerie centrale, quasiment droite, donne une impression de puissance et, dans l’ensemble, l’aspect trapu du bateau évoque une certaine robustesse. Pour autant, le monde de la plaisance n’est pas oublié avec certains appendices comme la casquette arrière ou les larges surfaces vitrées qui offrent une allure « civilisée » au navire. A la manière scandinave, le Barracuda offre pas mal d’espace sur l’avant comme sur l’arrière ce qui permet de disposer de deux postes de pêche, mais aussi une timonerie fermée et même un petit flybridge, tout cela n’étant pas sans rappeler un peu un modèle de chez Targa. Néanmoins, ce mélange des genres est loin d’être déplaisant et confère même à l’embarcation une véritable personnalité.
Le choix d’une timonerie centrale permet de pouvoir tourner tout autour du bateau, un atout indéniable pour la pêche. A cela, le Barracuda ajoute deux beaux espaces à l’avant et l’arrière. La proue intègre ainsi un cockpit de 2,20 x 1,40 mètres d’où l’on pourra pécher mais qui peut également se transformer en petit salon grâce aux deux assises et à la petite banquette intégrée au roof, voire en bain de soleil avec le kit additionnel. On y trouve également une belle baille à mouillage et de nombreuses mains courantes.
Pour se rendre sur l’arrière, on peut compter sur des passavants de bonne largeur et dotés d’un franc-bord de 85 centimètres en moyenne. Seul bémol, dans la version flybridge, l’échelle latérale réduit considérablement le passage sur bâbord.
Une fois sur la poupe, on découvre un cockpit certes un peu moins vaste que sur la plupart des pêche-promenades conventionnels, mais qui affiche tout de même une surface de près de 4 m2. On y trouve une banquette arrière rabattable et un petit banc repliable appuyé à la timonerie mais aussi un système qui permet de replier le tableau arrière pour remonter le moteur ce qui optimise l’espace en navigation. Trois coffres de plancher sont disponibles dont un en partie occupé par le réservoir tandis que les deux autres se montrent profond et pratiques. Enfin, des inserts en bois servent de main courante et reçoivent les supports de cannes.
Disponible en option, le flybridge peut paraître un peu anecdotique sur un bateau de cette taille. Qui plus est, son accès par une échelle reste un peu acrobatique. Néanmoins, une fois installé, la position est confortable et bien sécurisée. Le poste de pilotage est complet mais un petit « saute vent » aurait été apprécié. Cet élément s’adresse toutefois en priorité aux amateurs de pêche qui souhaitent repérer les chasses de loin.
Côté intérieur, la timonerie regroupe le poste de pilotage mais aussi un petit salon arrière pour deux ou trois personnes. Accessible par une porte coulissante sur chaque bord, elle profite d’un espace relativement bien exploité même si, une fois en place, il est difficile de bouger, coincé par des sièges bien trop gros. En revanche, les grandes surfaces vitrées donnent une impression d’espace et permettent de profiter pleinement du paysage. La timonerie compte encore nombre de petits rangements dont un prévu pour accueillir un réfrigérateur. On y trouve également des tablettes repliables sur chaque bord et la vitre arrière coulissante permet de discuter avec ceux qui sont dans le cockpit. Enfin, le poste de pilotage est de son côté assez ergonomique avec un repose-pieds, un bel emplacement pour l’électronique et les cadrans mais pas de vide-poches.
Profitant de ses huit mètres de long, le Barracuda propose une petite cabine avant. Celle-ci comprend un couchage (pas très grand) mais aussi un emplacement fermé pour un réchaud et un véritable cabinet de toilette avec WC, lavabo et douche. Un espace qui permet d’envisager de longues sorties, voire occasionnellement, une nuit à bord.
Plutôt soigné côté design, le Barracuda bénéficie d’une présentation correcte mais sans fantaisie. Toutefois, la fabrication paraît sérieuse et les finitions sont de bon niveau. L’équipement est quant à lui généreux puisque dès la version de base on dispose des réservoirs, du guindeau électrique, des douchettes intérieures et extérieures ou encore du réchaud.




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Fidèle à sa philosophie, Beneteau a utilisé pour le Barracuda une carène Air-Step. Une technologie qui permet, en amenant de l’air sous la carène, de diminuer la surface mouillée, d’améliorer le déjaugeage et d’optimiser le rendement. Un choix judicieux limitant de fait la puissance nécessaire même pour un bateau qui accuse plus de trois tonnes à vide. En outre, cette coque est dotée d’un double bouchain d’une étrave très effilée avec un V conquérant et de trois virures supplémentaires. Un profil qu’il partage d’ailleurs avec l’Antares 8,80 du même chantier. Pour le Barracuda, le constructeur a également opté pour un centre de gravité assez bas. Un parti pris payant qui offre à l’embarcation des qualités marines certaines. Puissant, sûr, il se montre sécurisant même dans le clapot et permet de rentrer au port quelles que soient les conditions. Nous avons également apprécié sa maniabilité y compris aux allures de traîne et son confort en croisière, confirmant de fait sa vocation très polyvalente.
Essayé avec un twin de 200 ch, soit la puissance maximale admissible, le canot se montre plutôt dynamique abattant le 0 à 20 nœuds en tout juste 7 secondes, plutôt pas mal pour un navire pesant près de 4,5 tonnes en ordre de marche. En pointe, il se permet même d’atteindre 38 nœuds, un résultat détonnant pour un bateau dédié à la pêche. Néanmoins, un twin de 150 ch devrait déjà lui conférer des performances acceptables tout en réduisant la note.

Très polyvalent, le Barracuda offre à la fois des espaces pour la pêche mais ne néglige pas la famille et le confort. Le flybridge est quant à lui un choix plus étonnant.




La Ciotat (13), léger clapot, vent faible, 2 x 200 ch 4 temps Mercury Verado, hélice 17' Enertia, 4 personnes à bord












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