
Long de tout juste 8 mètres, le 2550 joue sur deux tableaux puisqu’il affiche une allure résolument sportive avec une ligne toute en finesse et en élégance mais il cache aussi un intérieur généreux et une cabine plutôt vaste. Le tout est enrobé dans un profil tendu où l’avant conquérant répond avec bonheur à un arrière plus doux venant effleurer la mer au niveau de la plage de bain. Une caractéristique qui facilite l’accès à bord ou la baignade et qui offre un vrai dynamisme à l’ensemble.
A cela, s’ajoute un arceau inversé plutôt réussi, des balcons qui s’intègre parfaitement à la ligne et un pare-brise fuyant du plus bel effet. Bref, on retrouve sans équivoque la « patte » du constructeur américain, elle même servie par une superbe qualité de réalisation.

En écho à cet extérieur flatteur, l’intérieur conserve lui aussi une certaine sobriété mais sans sacrifier le confort et la convivialité. La partie principale comporte une banquette en L, deux sièges pivotants et un « centre de rafraichissement », autrement dit un petit meuble avec évier et emplacement pour un réfrigérateur. On peut bien sûr ajouter une table (en option), pratique quoique un peu petite. La partie arrière, hormis le fait de permettre un accès facile à bord, dispose du principal espace de bronzage. Assez vaste, ce solarium est également réglable puisque l’on peut relever le dossier pour bouquiner tranquille en regardant la mer. Nous avons également apprécié le passage sur tribord pour aller dans le cockpit et qui peut, au besoin, recevoir un complément pour agrandir le bain de soleil.
Cet aménagement dissimule évidemment de nombreux rangements à commencer par celui niché sous le plancher, idéal pour les skis ou les wakes, mais qui aurait mérité une meilleure finition. Bon point aussi pour l’espace sous la banquette bâbord ou encore pour le coffre caché sous le passage tribord. Une ouverture dans le pare-brise et trois marches permettent d’accéder au pont avant sur lequel on pourra toujours installer un bain de soleil supplémentaire ou se contenter d’aller à la baille à mouillage car il n’y a pas de guindeau électrique, c’est dommage.
Le poste de pilotage est quant à lui dans la veine des bateaux d’outre Atlantique avec une ergonomie bien étudiée, une implémentation complète des instruments mais des matériaux qui déçoivent un peu compte tenu du reste du navire. De même, il faudra se contenter d’un petit GPS, la place étant comptée. A contrario, on s’y sen bien et le repose-pied est agréable.
Reste la cabine, qui habituellement sur les cuddy, reste un grand trou obscur. Ici, la donne est tout autre. Le chantier a en effet réussi à loger un habitacle de plus de 2 mètres de long doté d’une hauteur de 1,35 mètres sous barrot ! Le capot de pont et la porte en plexiglas distillent une douce lumière et la sobriété de l’aménagement renforce encore l’impression de volume. On y trouve une banquette en U convertible en lit double et surtout un vrai cabinet de toilette fermé, dommage que ce dernier ne profite pas d’un hublot pour la lumière et l'aération. De même, gain de place oblige, les rangements sont peu nombreux mais au final, on pourra tout de même envisager de passer une ou deux nuits à bord et dans un relatif confort.
Comme à l’accoutumée, la qualité de construction reste remarquable et la finition ne souffre d’aucun reproche majeur à l’image de la sellerie, en tous points remarquable. L’équipement est lui aussi aux normes américaines, c’est à dire complet puisque la douchette, l'évier, la prise MP3, les vérins de coffre ou la pompe de cale sont installés en série. Dommage que la table ne fasse pas partie de cet inventaire, pour se l’offrir, il faudra piocher dans les options au même titre que l'arceau, la plage de bain façon teck ou encore la décoration de coque spécifique.


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Elaboré sur la célèbre carène FasTrac, un brevet Regal comportant un joli step et une partie arrière très travaillée, le 2550 profite des qualités nautiques de celle-ci. Prompt a déjauger, le sport boat se montre vif et d’une grande précision au volant ce qui devient vite un plaisir en conduite rapide ou pour tirer un skieur. S’appuyant sur de solides bouchains, le Regal se cale parfaitement en courbe sans s’écrouler dans l’eau ce qui permet de repartir rapidement. L’accroche est présente mais suffisamment atténuée pour préserver le confort y compris quand les éléments s’agitent un peu, une qualité que l’on doit au V de coque assez prononcé. Grâce aux steps, le bateau se met en place dès 2 400 tr/mn et ne traîne presque pas d’eau, un bon point pour la consommation.
Proposé dans de nombreuses configurations, le 2550 s’est montré plutôt à son avantage avec les 300 ch du 5,7 litres Volvo Penta de notre essai. Ainsi équipé, il file à plus de 41 nœuds, distille de bonnes reprises et reste tout à fait contrôlable. Bref, un bon compromis pour un usage en plaisance sportive. Pour plus de pêche, on pourra bien sûr opter pour la version 320 ch ou même pour le Mercruiser de 380 ch, mais rien ne dit que l’on y gagne tant que ça.

Très convivial, le cockpit brille aussi par son confort et la qualité de sa réalisation.
Sur ce modèle, le chantier a poussé encore plus loin la notion de plateforme de loisirs et le résultat est vraiment réussi.




Orlando (USA), eau plate, vent faible, moteur 5,7 Gi Volvo Penta de 300 ch , hélice DP, 3 personnes à bord











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